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L ’ î l e é l u e
Ile immaculée sur le drap de la mer
Aucune écume n’a crié de surprise
Au soulèvement de tes vagues vierges
Je suis le premier à jeter l’ancre
Dévêtue de nuit vêtue de rêves
Tu passes le clair de tes jours
A la terrasse du temps tranquille
Une seule île de vie sur le ventre
Lorsque j’aurai été au cœur de toi
Que mes larmes auront soulagé ton sang
Que tu seras le matin une île habitée
Je verrai la mer sourire au large
Ile à l’avril de ta vie
Quand tu as touché étonné
Du bout de ton doigt d’homme
Le début d’un étroit sentier
Extrait de l’Ile élue de Michel DUCOBU Editions LE COUDRIER
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